Santé publique France publie les résultats de l’étude DIValim

Santé publique France publie les résultats de l’étude DIValim

Développement produit

Fin octobre, Santé publique France a dévoilé les résultats de l'étude DIValim, consacrée à l'évolution des connaissances des parents sur la diversification alimentaire entre 2022 et 2023.

Cette enquête s’est intéressée à plusieurs aspects clés :

  • L’évolution de la connaissance des nouveaux repères de diversification alimentaire par les parents ;
  • Le niveau de certitude des parents concernant ces recommandations et leur applicabilité au quotidien ;
  • L’évolution des inégalités sociales concernant la connaissance des recommandations, le niveau de certitude associé et leur mise en pratique ;
  • Et, les sources d’information mobilisées par les familles.

ÉVOLUTION DES CONNAISSANCES

Les parents connaissent désormais mieux les recommandations sur la diversification alimentaire, notamment celles sur l'introduction de tous les groupes d'aliments dès le début de la diversification ainsi que l'ajout de matières grasses.

Cependant, certaines recommandations demeurent insuffisamment connues : moins d’un parent sur deux connait certains repères comme celui des fruits à coque ou encore l’introduction des aliments allergènes dès le début de la diversification en prévention des risques d’allergies alimentaires.

NIVEAU DE CERTITUDE ET D’APPLICABILITÉ DES RECOMMANDATIONS

Si la proportion de parents se déclarant « tout à fait sûrs » de leurs connaissances a légèrement augmenté, elle demeure faible.

Le sentiment d’applicabilité des recommandations progresse toutefois entre 2022 et 2023, en particulier chez les parents ayant un niveau d’étude élevé, une catégorie socioprofessionnelle élevée, une situation financière perçue comme bonne, se déclarant bien informés sur la diversification alimentaire et ayant consulté un site d’autorité de santé.

INÉGALITÉS SOCIALES

Les progrès sont plus visibles chez les familles au niveau socio-économique plus faible, ce qui suggère que les inégalités sociales en matière de connaissances alimentaires ne se sont pas accentuées.

SOURCES D'INFORMATION

Les parents ayant recours à des sites d’autorités de santé ou ayant consulté la brochure dédiée comme source d’information présentent de meilleures connaissances. Leur niveau de certitude est également plus souvent très élevé, soulignant l’importance d’un accès à une information fiable et claire.

EN CONCLUSION

L’étude montre une amélioration générale des connaissances et du sentiment d’applicabilité des recommandations entre 2022 et 2023. Toutefois, la certitude quant à ces connaissances reste faible pour certaines recommandations.

La recommandation d’introduire « tous les groupes d’aliments » entre 4 et 6 mois est la seule pour laquelle les trois indicateurs, connaissance, certitude et applicabilité, ont progressé de manière significative. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de l’une des principales nouveautés de 2021, qui a fait l’objet d’une communication soutenue auprès du grand public.

Autre point positif : les améliorations les plus marquées sont observées chez les parents au niveau socio-économique plus faible. Cependant, en regardant l’ensemble des deux vagues de l’étude, les écarts persistent : les parents de CSP basse et ceux n’ayant pas le bac affichent encore des niveaux de connaissance plus faibles et considèrent les recommandations comme moins applicables que les parents plus favorisés.
Il apparaît donc essentiel de renforcer les actions d’information et d’éducation à destination de ces publics.

Enfin, rappelons que ces données constituent aujourd’hui les seules permettant de suivre l’évolution des connaissances sur la diversification alimentaire en France depuis la mise en place des outils et des campagnes de communication lancés en 2021.

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