Nutri-Score en Belgique : vers un affichage obligatoire sur les emballages et dans la publicité ?

Nutri-Score en Belgique : vers un affichage obligatoire sur les emballages et dans la publicité ?

Etiquetage nutritionnel

Le Nutri-Score revient au cœur de l'actualité, en Belgique cette fois-ci. Alors que le dispositif fait régulièrement l'objet de débats en France, plusieurs propositions actuellement examinées par les autorités belges pourraient marquer une nouvelle étape dans son déploiement (et qui sait faire bouger les choses en France ?).

Un outil désormais largement adopté par les consommateurs

Près de 8 ans après son introduction en Belgique, le Nutri-Score semble avoir trouvé sa place dans les habitudes des consommateurs.Selon une récente enquête menée par Testachats auprès de la population Belge :

  • 94 % des personnes interrogées connaissent le Nutri-Score ;
  • 57 % déclarent avoir déjà acheté un produit en tenant compte de cet indicateur nutritionnel.

Ces résultats montrent que le Nutri-Score constitue désormais un critère de décision pour une part importante des consommateurs, qui l'utilisent pour comparer des produits au sein d'une même catégorie.

Faut-il rendre le Nutri-Score obligatoire sur tous les emballages ?

Aujourd'hui, l'affichage du Nutri-Score reste volontaire. Les fabricants sont libres de choisir s'ils souhaitent ou non l'apposer sur leurs emballages.

Cette situation ne va pas dans le bon sens pour les consommateurs : au sein d'un même rayon, certains produits affichent leur score nutritionnel tandis que d'autres n'en présentent aucun, rendant les comparaisons plus complexes.

C'est précisément pour répondre à cette problématique qu'une proposition actuellement examinée en Belgique prévoit de rendre le Nutri-Score obligatoire sur tous les emballages alimentaires.

L'idée bénéficie d'un soutien important de l'opinion publique :

  • 78 % des Belges se déclarent favorables à cette généralisation, estimant qu'elle améliorerait la transparence et faciliterait les comparaisons entre produits.

Le débat s'étend désormais à la publicité alimentaire

L'autre évolution majeure concerne la communication des produits alimentaires.

Deux initiatives sont actuellement sur la table.

La première prévoit d'interdire la publicité pour les produits classés Nutri-Score D ou E.

La seconde, portée par le ministre belge de la Santé publique Frank Vandenbroucke, apparaît aujourd'hui comme la mesure la plus susceptible d'aboutir. Elle vise à rendre obligatoire l'affichage du Nutri-Score dans les publicités pour les denrées alimentaires.

L'objectif est simple : permettre aux consommateurs de disposer de la même information nutritionnelle, qu'ils découvrent un produit dans un supermarché ou à travers une campagne publicitaire.

Là encore, l'opinion publique semble largement favorable à cette évolution :

  • 65 % des Belges soutiennent cette obligation dans les publicités alimentaires ;
  • 73 % y sont favorables lorsque les publicités ciblent les enfants.

Une tendance qui dépasse les frontières belges

Le débat belge illustre une évolution plus large observée en Europe : les attentes des consommateurs en matière de transparence nutritionnelle continuent de progresser.

L'enjeu ne porte plus uniquement sur la présence d'une information nutritionnelle sur les emballages, mais également sur sa cohérence tout au long du parcours d'achat, y compris dans les messages publicitaires.

Reste désormais à savoir quelles propositions seront effectivement adoptées et si cette dynamique pourra, à terme, remettre sur la table le sujet du Nutri-Score au niveau européen.

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