Les légumineuses peinent encore à s’imposer dans les assiettes des Français
Communication nutrition-santé
Terres Univia (l'interprofession des huiles et des protéines végétales) a publié fin mai les résultats de l’étude Nutrimétrie 2024 menée depuis janvier 2024 et consacrée à la consommation de légumineuses en France.

Depuis l’étude INCA 2017, cette analyse actualise les connaissances sur les habitudes de consommation de légumes secs en France. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par la publication de la SNANC et du PNNS 5, où les enjeux de durabilité et de santé publique prennent une importance croissante. Dans ce cadre, les légumes secs voient leur rôle dans les systèmes alimentaires renforcé.
Les résultats de l’enquête confirment cependant une consommation de légumes secs globalement faible, estimée à environ 1,6 kg par an et par adulte, soit une fréquence moyenne de consommation toutes les deux semaines (vs une consommation de minimum 2 fois par semaine dans les recommandations du PNNS 4 soit environ 5 kg par an/personne).
Avec des disparités selon les profils de consommateurs
L’étude met en évidence des écarts selon les publics avec un effet d’âge et de catégorie socio-professionnelle.
Les niveaux de consommation les plus élevés sont observés chez les 35–44 ans et les 65–79 ans, avec environ 1,9 kg par an. À l’inverse, les plus faibles consommateurs sont les 18–34 ans et les 45–64 ans, avec une moyenne annuelle de 1,4 kg. Chez les 35–44 ans, cette hausse est principalement liée à la consommation de légumineuses intégrées dans des plats cuisinés, soupes, alternatives végétales…
Comme indiqué précédemment, la catégorie socio-professionnelle constitue également un facteur différenciant. Les cadres affichent les niveaux de consommation les plus élevés, avec environ 2,4 kg par an, suivis des indépendants et professions intermédiaires (2,2 kg/an). À l’inverse, les employés (1,4 kg/an) mais également les ouvriers (0,4 kg/an) présentent les consommations les plus faibles.
Des disparités territoriales importantes sont également relevées, avec une consommation jusqu’à six fois plus élevée dans l’Ouest de la France que dans le Nord, lié notamment à l’importance des traditions régionales.
En ce qui concerne le genre, il n’y a pas de différence notable de consommation de légumineuses entre les hommes et les femmes, qui consomment respectivement environ 1,5 kg de légumes secs/an et 1,7 kg/an.
Modes et lieux de consommation des légumineuses
C’est la lentille puis le pois chiche qui sont les légumineuses les plus consommées.
En termes de sources de consommation, les conserves dominent largement, représentant plus de la moitié des volumes consommés, soit environ 0,7 kg par an. Elles sont suivies des légumes secs intégrés aux plats préparés et de ceux achetés secs, à parts équivalentes (0,2 kg/an chacun), puis celles contenues dans les soupes (0,1 kg/an).
Concernant les lieux de consommation, celle-ci s’effectue très majoritairement à domicile, qui concentre 89 % des volumes, contre seulement 11 % consommés hors domicile.
Conclusion
Au regard des recommandations nutritionnelles du PNNS, et des évolutions attendues qui devraient renforcer encore la place des légumineuses pour des raisons de santé publique et de durabilité, leur consommation reste aujourd’hui encore limitée. Lors de l’enquête en 2024, seuls 13 % des Français déclaraient en avoir consommé au moins une fois au cours des trois jours de suivi. Ces résultats soulignent l’importance de poursuivre les actions visant à accroître à la fois le nombre de consommateurs et la fréquence de consommation des légumineuses.