Former et informer : les nouveaux défis de l’éducation alimentaire

Former et informer : les nouveaux défis de l’éducation alimentaire

Communication nutrition-santé

L’étude menée par Opinion Way, publiée en février, dresse un état des lieux du rapport des Français à l’éducation alimentaire.

Elle met en évidence un paradoxe fort : une conscience accrue des enjeux santé mais des pratiques et une transmission qui restent largement perfectibles.

Une conscience santé bien ancrée…

  • 79 % des Français considèrent que leur alimentation a un impact direct sur leur santé mentale (86 % chez les 15-25 ans).
  • Pourtant, seulement 25% déclarent adopter une alimentation équilibrée, variée, de saison et peu industrielle.

La famille : socle historique, mais transmission incomplète

L’éducation alimentaire demeure majoritairement perçue comme un héritage familial :

  • 80 % des Français estiment avoir reçu une éducation alimentaire de leurs parents.
  •  Toutefois, 40% déclarent ne pas avoir été réellement initiés au « bien manger » et 39% regrettent de ne pas avoir reçu une meilleure éducation alimentaire de leurs parents
  • Durant l’enfance, 29% consommaient chaque semaine des plats préparés en barquette et 47% du fast-food ou des pizzas.
  • 69% des Français aimeraient transmettre à leurs enfants une meilleure éducation alimentaire que celle qu’ils ont reçue

Saisonnalité : un enjeu encore peu ancré dans les pratiques

L’étude met également en lumière que la saisonnalité des fruits et légumes n’est pas encore intégrée dans les comportements d’achat des Français :

  • 61 % achètent des endives hors saison
  • 60 % des courgettes
  • 57 % des tomates et des épinards
  • 56 % des clémentines

L’école : un rôle encore limité, mais des attentes fortes

Seuls 9 % des Français déclarent avoir appris à bien manger à l’école.

Pourtant, 80 % estiment que l’institution scolaire devrait jouer un rôle clé dans la structuration de l’éducation alimentaire.

Les réseaux sociaux : nouveau prescripteur alimentaire

Chez les 15-25 ans, les plateformes sociales (TikTok et Instagram) occupent désormais une place centrale :

  • 91 % s’y inspirent pour « mieux manger »
  • 90 % y recherchent des recettes « healthy »
  • 84 % y trouvent aussi des recettes de « junk food »
  • 25 % déclarent s’être initiés au bien manger via les réseaux sociaux (4 fois plus que les 35-49 ans)

Les réseaux sociaux deviennent ainsi un espace d’éducation informelle, à la fois source d’inspiration positive et vecteur de confusion nutritionnelle.

Un signal encourageant : l’effet des enfants sur les jeunes parents

La majorité des jeunes parents déclarent que leurs enfants influencent positivement leur alimentation.

Si l’éducation alimentaire demeure principalement transmise dans le cadre familial une part importante des Français exprime le besoin d’ajuster ou d’approfondir ses connaissances à l’âge adulte. Cette évolution s’inscrit dans un environnement où les réseaux sociaux occupent une place croissante, notamment chez les jeunes.

Dans ce paysage, l’école n’apparaît pas aujourd’hui comme le principal vecteur d’apprentissage alimentaire. Pour autant, les attentes exprimées à son égard traduisent une volonté de voir émerger un cadre plus structurant et plus égalitaire et durable. Sans se substituer à la famille ni aux autres acteurs, elle pourrait contribuer, aux côtés de l’ensemble de l’écosystème, à renforcer la cohérence et la durabilité des repères alimentaires.

Pour accéder au rapport complet et au détail des résultats, consultez l’étude dans son intégralité ici : https://www.opinion-way.com/wp-content/uploads/2026/02/OpinionWay-pour-Olivia-Gregoire-Les-Francais-et-leducation-alimentaire-Fevrier-2026.pdf

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