Apéritifs à croquer : quelles évolutions nutritionnelles selon l’Oqali ?

Apéritifs à croquer : quelles évolutions nutritionnelles selon l’Oqali ?

Communication nutrition-santé

L’Oqali (l'observatoire de l'Alimentation) a publié au mois de juin un rapport analysant l’évolution du secteur des apéritifs à croquer entre 2009, 2013 et 2021. Trois volets ont été étudié, sur l’évolution :

  • De l’offre produit ;
  • Des informations nutritionnelles présentes sur les emballages ;
  • De la composition nutritionnelle des produits.

Davantage d’allégations, mais moins d’informations sur les portions

On observe une progression de la présence d’allégations nutritionnelles et de santé, aussi bien sur la période récente (2013-2021) qu’à plus long terme (2009-2021).

En 2021, les allégations les plus fréquentes concernent les fibres (40%), les vitamines et minéraux (36%) et le sel (35%). Cette tendance est particulièrement marquée pour les mélanges de fruits et graines, qui enregistrent une hausse notable de +14 points de pourcentage d’allégations de santé entre 2013 et 2021.

En parallèle, une réduction des portions indiquées apparaît entre les deux derniers suivis.

Des efforts notables sur la composition

Entre 2013 et 2021, les analyses montrent une tendance globale à l’amélioration de la qualité nutritionnelle des apéritifs à croquer :

  • Matières grasses : baisses significatives dans plusieurs familles, notamment les catégories arachides et graines, soufflés et tuiles.
  • Acides gras saturés : diminution pour la moitié des familles du secteur, avec des réductions, selon les familles, allant jusqu’à -63% entre 2013 et 2021
  • Sel : baisse significative de 12 à 21% dans quatre familles (crackers apéritifs, soufflés, tortillas et tuiles), malgré quelques exceptions comme les mélanges asiatiques ou les chips de crevette qui présentent une augmentation de leur teneur en sel entre les 2 suivis les plus éloignés (2009-2021).

Ces évolutions s’expliquent à la fois par des reformulations et par le renouvellement de l’offre, avec l’arrivée de produits nutritionnellement meilleurs.

Nutri-Score : une adoption encore limitée

En 2021, seuls 30 % des produits arborent le Nutri-Score, et la majorité d’entre eux se situent en classes C et D.

Les produits disposant d’un Nutri-Score se répartissent entre les différentes classes de notation de la manière suivante :

Un secteur en transition

Le rapport met en évidence une dynamique de progrès, mais aussi des limites : si les industriels ont engagé des efforts notables, les choix de consommation viennent contrebalancer ces améliorations. En effet, en 2021 les classes les plus représentées en volumes de ventes sont les classes D et E.

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