Alimentation, santé et durabilité : les nouvelles recommandations nutritionnelles Belges

Alimentation, santé et durabilité : les nouvelles recommandations nutritionnelles Belges

Etiquetage nutritionnel

Dans son avis n°9805-9807 publié en juin, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) de Belgique a présenté ses nouvelles recommandations alimentaires. Celles-ci s’inscrivent dans une démarche globale de prévention des maladies chroniques tout en intégrant des considérations environnementales.

Les nouvelles recommandations sont structurées en trois volets :

  1. Des recommandations alimentaires pour les adultes, visant à prévenir les pathologies chroniques fortement influencées par les habitudes nutritionnelles (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, certains cancers, etc.).
  2. Des recommandations plus globales prenant en compte l’impact environnemental, les régimes alimentaires, ainsi que les dimensions sociales et culturelles liées à l’alimentation et au bien-être.
  3. Des recommandations nutritionnelles pour l’ensemble de la population (apports énergétiques et nutritionnels de référence), à paraître prochainement

Les repères alimentaires clés pour la population belge

Pour rester en bonne santé, le CSS recommande notamment :

  • Céréales complètes : Consommer au moins 125 g/jour, en remplacement des produits raffinés
  • Viandes : Limiter la viande rouge non transformée à 300 g/semaine et les viandes transformées/ charcuteries à <30 g/semaine
  • Légumineuses : En consommer plusieurs fois par semaine (lentilles, haricots, pois cassés…)
  • Sel : Ne pas dépasser 5 g/jour toutes sources confondues
  • Fruits : Minimum 250 g/jour, (environ deux fruits) en privilégiant les fruits frais de saison
  • Boissons sucrées : À réduire au maximum
  • Fruits à coque : Une poignée quotidienne (20-30 g), non salés et sans enrobage
  • Produits laitiers : 250 à 500 ml/jour (ou équivalent en fromage)
  • Légumes : Au moins 300 g/jour
  • Matières grasses : Privilégier les huiles végétales riches en acides gras insaturés (colza, olive…) en remplacement du beurre, du saindoux, des margarines dures ou huiles tropicales
  • Œufs : Maximum 1 par jour
  • Sucres ajoutés : À limiter
  • Poissons, mollusques et crustacés : 200 g/semaine, dont au moins une portion de poisson gras
  • Pommes de terre/patates douces : Selon ses besoins énergétiques, il est possible de consommer régulièrement des pommes de terre ou patates douces de préférence bouillies ou vapeur, sans excès de sel ni matières grasses. Et, limiter la consommation de produits frits.
  • Boissons non sucrées : 1 à 2 L/jour, en privilégiant l’eau (le café et le thé peuvent en faire partie).
  • Alcool : Éviter la consommation de boissons alcoolisées. En cas de consommation, ne pas dépasser 10 unités standard/semaine, réparties sur plusieurs jours, avec des jours d’abstinence.
  • Produits ultra-transformés : Réduire sa consommation en privilégiant des aliments bruts et/ou peu transformés.

Tendre vers un modèle alimentaire durable

Le CSS encourage une transition vers un profil alimentaire sain et respectueux de l’environnement, qui prend notamment en compte les impacts sur la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre (GES), l’usage des ressources naturelles, et les coûts environnementaux indirects.

Les grandes lignes de cette approche sont les suivantes :

  • Végétaliser son alimentation : Moins de viande et de produits laitiers, davantage de légumineuses, céréales complètes, légumes, fruits, pommes de terre, graines et fruits à coque
  • Limiter sa consommation de produits à haute densité énergétique et faible valeur nutritionnelle, fortement émetteurs de GES et consommateurs d’espace agricole
  • Éviter la surconsommation : Adapter ses apports nutritionnels à ses besoins énergétiques réels
  • Éviter ou limiter le gaspillage alimentaire

Santé et environnement : les deux piliers des nouvelles recommandations alimentaires

Ces recommandations marquent une évolution dans les recommandations nutritionnelles : elles intègrent désormais les enjeux environnementaux.

En France, nous sommes encore dans l’attente de la publication des nouvelles recommandations du PNNS 5 (Programme National Nutrition Santé), qui devraient également intégrer cette double dimension santé-environnement.

Retour

Un besoin ? Un projet ?