Les actualités de fin d'année

Les actualités de fin d'année

Etiquetage nutritionnel

Sur cette fin d’année, deux actualités ont retenus notre attention concernant l’étiquetage nutritionnel : le déploiement du Nutri-Score en Europe et la révision de la loi alimentation par le conseil constitutionnel, après son adoption.

La première, c’est le Nutri-Score qui tend à se déployer dans d’autres pays Européens notamment en Suisse (après avoir conquis la Belgique fin août). En effet, Danone a annoncé fin Octobre son intention de déployer le Nutri-Score sur ses produits laitiers Suisse dès 2019.

Dans un communiqué de presse datant du 19 Octobre, l’alliance des organisations des consommateurs Suisse dévoile les résultats d’un sondage consommateurs concernant l’étiquetage nutritionnel.

L’alliance a tenté de savoir à travers ce sondage quelles étaient les préférences des consommateurs concernant les systèmes d’informations nutritionnels en face avant. Le système anglais des Traffic light, le Nutri-score et le système ENL (evolved nutrition label) élaboré par les multinationales Coca-Cola, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever ont été proposés aux consommateurs.

Sur les 1787 réponses au sondage, seulement 3% des consommateurs seraient pour l’étiquetage ENL alors que le Nutri-Score et les Traffic-light obtiennent respectivement 48 et 47% des voix (avec 2% de votes neutres).

L’alliance des organisations des consommateurs est favorable à l’introduction d’un de ces 2 systèmes pour améliorer l’information et la qualité nutritionnelle des produits.

La suisse est donc prête à franchir le cap et proposer un système d’affichage en face avant sur ses produits, mais lequel ?

Un nouveau rebondissement qui a eu lieu le 20 Novembre avec un abandon du système ENL par les 5 multinationales ayant élaboré et soutenu ce système. En effet, dans leur communiqué de presse du 20 Novembre, les 5 entreprises soutenant l’ENL ont fait part de leur décision de stopper les essais prévus sur l’ENL suite à un manque de soutien de l’Union européenne et des États membres notamment sur les propositions d’élaboration de tailles de portions. En revanche, les tests de l’ENL prévus seraient maintenus pour les boissons.

L’Espagne s’est quant à elle clairement positionnée sur le Nutri-Score puisque sa ministre de la santé et de  la consommation Maria Luisa Carcedo, vient d’annoncer le 12 Novembre que l’Espagne adoptait le Nutri-Score à son tour et devient par conséquent le 3ème pays européen à le mettre officiellement en place (Après la France et la Belgique) « « Cette information permettra à la population de pouvoir comparer simplement les produits et de pouvoir prendre des décisions en toute connaissance de cause pour adopter une alimentation plus saine ».

Le deuxième fait important que l’on peut retenir de ces derniers mois, c’est l’allégement de la loi alimentation par le conseil constitutionnel.

Fin octobre, le conseil constitutionnel est revenu sur la loi alimentation qui avait été définitivement adoptée le 2 Octobre par le parlement suite à de nombreux débats. Sur les 98 articles de cette loi, 23 ont finalement été censurés par le conseil constitutionnel.

Parmi ces articles de loi supprimés on peut par exemple citer celui sur l’indication de l’origine des aliments. En effet, la loi n’imposera finalement pas d’indiquer le naissain d’origine pour les huitres par exemple, le lieu d’affinage des fromages fermiers ou encore les pays de récolte des mélanges de miels.

De plus, le conseil constitutionnel a par ailleurs jugé déplacé l’article 31 de la loi alimentation interdisant les dénominations des produits d’origine animale aux aliments contenant une part significative de matières d’origine végétale. Il sera donc toujours possible d’acheter des « steaks » de soja, des « saucisses » végétales, et bien d’autres.

Cet article stipulait que « les dénominations associées aux produits d'origine animale ne peuvent pas être utilisées pour décrire, pour promouvoir, ou pour commercialiser des produits alimentaires contenant une part significative de matières d'origine végétale ». Tout manquement à cet article était « passible d'une amende de cinquième classe ».

Concernant les drives et sites de e-commerce, le projet de décret définissant la lisibilité et l’accessibilité des informations obligatoires au consommateur a lui aussi été supprimé (mais l’indication des mentions obligatoires reste une obligation). Il sera donc possible pour les enseignes de proposer uniquement des zooms sur les packagings produits pour visualiser toutes les mentions obligatoires présentes sur le produit.

Enfin, la possible révision des dates de durabilité minimum, n’est plus au goût du jour. L’article qui demandait au gouvernement de présenter dans l’année à venir un rapport sur le sujet (car la notion de durabilité minimale est jugée mal comprise par le consommateur) a lui aussi été supprimé.

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